ES2 : Bellentre – Le Sauze

3 septembre 2018 : Bellentre – Le Sauze
424km
« Du haut de ces montagnes… »

Capture

Bonjour cher visiteur venu de la planète Internet!

Vous me connaissez à force de me pratiquer (dit comme ça, c’est sale, bonjour mesdemoiselles!), le matin, c’est aux aurores que je me lève, peut importe l’heure à laquelle je sombre.

Mais vu les lumières du matin (sombre, lumière, suivez!), je pense qu’il fut nécessaire de braver le froid et l’humidité… jugez plutôt.

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Mon premier sert pour cet article. Mon second est la première syllabe d’une excroissance capillaire. Mon tout est un adjectif décrivant cette photo.

Il est 7h00, Marine se lève!
Il est 7h00, elle a encore sommeil!

Chantez avec nous.

On attaque le ptit dej et là encore, notre hôte nous a gâtés. Elle passe nous faire un coucou avant d’amener ses enfants à l’école. Vraiment, nous avons été enchantés!

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On a baffré comme des gros!

On laisse un petit mot de remerciements et on décolle sur les coups de 8h, en étant un peu frigorifiés!

Surtout que le programme dès le début de cette seconde journée est vraiment copieux (autant que le petit dej’, c’est dire).

Après une pause essence à BSM, on commence notre première ascension de la journée : le Col du Petit-Saint-Bernard.

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Mon premier sert pour cet article. Mon second est la première syllabe d’une excroissance capillaire. Mon tout est un adjectif décrivant cette photo. Oui, je me répète et vous emmerde.

Même pas cordialement.

Donc on commence la montée et, en fait, on s’arrête quasiment à tous les spots possibles pour admirer le paysage au lever du soleil.
Le tout couplé à ces nuages qui lèchent les sommets de la Tarentaise, on s’en met plein les mirettes et les bécanes s’impatientent d’avancer.

Oui mesdemoiselles, on y va et on va bouffer du virolo.

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Marine, je te prie, montre l’exemple.

Arrivés au sommet, surprise, le chienchien n’est pas… ah si, sur le côté :p

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Quand même, on ne va pas sacrifier les traditions, merde.

Pendant que je colle mon sticker sur le panneau, Marine shoote tout ce qui est possible d’être shooté. La météo n’étant pas trop avec nous, on n’arrive pas à admirer les monts que nous donne son appli.

On redescend le PSB mais on emprunte les petits chemins qui nous amènent vers la chapelle perchée de Montvalezan.

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Aussi perchée que Snoop Dogg en séance de défonce, ma gueule.

On pense passer des cols à tire larigot car les panneaux ont la même typographie (mot compte double) qu’iceux de cols… sauf que ça sert pour les différents hameaux. XD

Une fois cette route bien crade et pas bien large (CMB… oh wait!) passée, on retrouve la Route des Grandes Alpes (ben ouais, sinon l’Expé ne s’appelerait pas ainsi bande de mous). Direction le Lac de Tignes et son barrage sur la longue ascension du Col de l’Iseran.

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Pour la description, voir les charades précédentes.

Les motards se font de plus en plus présents, et on retrouve même notre copain le poussin!
Vous vous souvenez?

Et on continue le défilé de paysages dégueulasses après avoir passé Val-d’Isère; on est presque seuls au monde, tout le monde a repris le boulot.
Tous?
Non!
Une poignée d’irréductibles motards bravent l’envahisseur Micron en faisant le travail buissonnier en gravant un des plus hauts sommets des Alpes.

Par 2°C.

Et ouais ma gueule, quand on veut faire quelque chose d’unique, on le fait à fond.

On croise principalement des motards étrangers (angliches, teutons, chuisses…) et aussi quelques plaques de neige ça et là.

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Je suis seul au monde!

Arrivés à 2,770m d’altitude, l’Iseran nous accueille avec ses nuages et ses paysages d’une sauvagerie impossible à relater, simplement à admirer.
Encore plus en vrai, je te le dis quand même.
Je t’aime. Merci Patriiiiiiiick.

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L’église au sommet du Col de l’Iseran.

Là aussi, on ne déroge à la sacro-sainte photo d’immortalisation au sommet du col, du selfie pour Marine et du collage de sticker pour bibi.

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Poseyyyyyy

On s’en met plein les yeux malgré le givre et le froid du sommet.

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La réponse à la charade est : Moche. Suivant.

On se fait photographier dans la descente (mais vu les conditions, elles ont rendu mal 😦 ), et ladite descente n’est pas dénuée d’intérêt. Même si les cascades sont bien faibles, la beauté du paysage de l’Iseran côté Maurienne n’a rien à envier à son versant de la Tarentaise.

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Rouler dans de telles conditions, ça devrait être interdit.

Nous dévalons la Vallée de la Maurienne jusqu’à Lanslebourg via le Col de la Madeleine (qui vous remerkie) et nous suivons encore notre poussin (oui car lui nous suivre sur le Vespa, ça va être difficile :p ).
Mais c’est un beau roman, c’est une belle histoire qui s’achève car nous bifurquons en direction du très beau Col du Mont-Cenis.

Très beau, c’est pour la raison suivante.

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Pour le paysage, on est d’accord?

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Pour votre serviteur… on n’est pas d’accord.

Clairement, on a dû attendre 10 bonnes minutes qu’un groupe de vieux (grrr) cyclistes (re-grrr) prennent leur temps (re-re-grrrr) pour faire leurs photos.
Barrez-vous les grabataires!

A la redescente, manque de bol, Marine ne trouve pas de lunettes de soleil. M’enfin vu la météo du jour, pas dit que tu en aies besoin.
Oui, c’est du spoil pour la suite, bouge pas.

Direction Modane en suivant en sens inverse la route que j’eus pris, Dieu, l’an passé pour l’Expé Wild Wild East.
Et pour cela, on scrute le catalogue de monuments du coin pour contempler le fort de La Redoute, bonjour!

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Leslie : « J’ai tellement honte de ses blagues que le ravin est suffisant pour le balancer… »

Ça change des abris de jardin verts, non?

Trêve de blabla, arrivés à Saint-Michel-de-Maurienne, on bifurque pour enquiller le célèbre triptyque Télégraphe, Galibier, Lautaret.

L’aut’arrêt que l’on marque, c’est pour vérifier que les cols sont bien ouverts (et pas dilatés… #bonjourglamour).

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Merci le Conseil Général de la Savoie.

La montée du Télégraphe, moui, voilà. Pas de paysages à se mettre sous la dent, la plupart de la traversée se fait en forêt et la route n’est pas mal.
Au sommet, chaque année, des sculptures nous ouvrent leurs bras.

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Ca ne va pas valoir son pesant de cacahuètes. Valoir. Ahem.

On redescend sur le village avec des mous encore et c’est parti pour l’ascension du célèbre Col du Galibier, de très loin mon col favori des Savoie.

Sauf que les conditions empirent au fur et à mesure de l’altitude! Il commence à pleuvoir puis à partir de 2500m d’altitude, c’est de la neige fondue!
Fondue, Savoie… oh qu’elle est drôle celle-ci aussi.

Bref. Il fait 4°C au sommet, ressenti -40.

L’avantage, c’est qu’il n’y a pas foule. Sentimentalement, ça fait mal au cœur de ne pas savoir profiter du paysage et notamment de la toujours aussi splendide vue sur le Glacier de la Meije.
Mais ça nous laisse le temps de poser nos motos en modes gros sales et shooter dans le même métal.
Pour dire, même les photographes de Griffe Photos pliaient bagages devant le gros temps que l’on amenait. Pas de photo pro ici aujourd’hui!

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Besoin d’une explication?

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Nooooooon, rien de rien!

Mais ô miracle, côté briançonnais, ça se dégage doucettement. Mais vraiment doucettement, ça reste suffisant pour que l’on se pose pour continuer notre amas de photos et de souvenirs avant d’arriver au Lautaret.

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Il y a un intrus sur cette photo…

Le Lautaret atteint, Col sans grande intérêt quand on descend du Galibier, on tourne à gauche pour rejoindre Briançon.

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Leslie vous montre la route, parquée n’importe comment. C’est sa faute.

On refait le plein des montures au Monétier-les-Bains car je me souviens que Briançon est pas mal en travaux en 2018. Ça évitera de faire un détour, nous ne verrons qu’au loin seulement la Cité Vauban.

Oui, car l’heure tourne, et nous avons encore tant à voir et tant à rouler! Direction désormais le Col d’Izoard où, là aussi, pendant les premiers hectomètres, on se trouve derrière une bouchon de Liège.

Donc un Belge.

Une fois ledit bouchon sauté, on ne bulle plus. Ça attaque même fort dans la montée jusque devant les photographes pro où je fais rupter Leslie avant l’avant-dernière épingle.

Arrivés au sommet, une idée à la con me germe en tête.
Quoi donc? Regardez ci-dessous.

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Ouais mais ça fait une photo de connard comme dirait le Motard Bionique.

Et pourquoi à la con?
Ben j’ai failli tanker Leslie dans les cailloux… ça m’apprendra.

Et qui dit Izoard, dit la fameuse descente via la Casse Déserte.
Là aussi, comme d’hab, on s’en remet encore plein les yeux de ce paysage rocailleux et aride bien que les roches ne soient pas plissées.

Vous la validez?

Bref.

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Il va y avoir un pépin rapidement…

Arrivés à Château-Arnoux, on fait un (nouveau) détour pour accrocher un nouveau col à notre tableau de chasse.
Ouais, là, c’est vraiment la chasse aux cols que l’on fait pendant cette Expé.

On by-passe Saint-Véran pour grimper au 3ème plus haut col français : Agnel. On se fait ramarrer par un italien en MT-09 et la fin de la montée sera… tonique! Même si ce n’est pas large (CM… oh wait!), je m’amuse à balancer les 330kg de la bougresse. Arrivés au sommet, on taille une bavette et on admire encore le paysage… malgré les conditions identiques au Galibier.

Interrogation surprise?
Quelle fut le temps au sommet du Galibier?

Réponse… maintenant!

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Copy-paste. Ou presque.

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Quelle vue encore! C’est toujours mieux qu’au Galibier :p

On redescend Agnel et là, Marine me Joycise dans le Scala (oui, c’est un verbe pour dire que c’est encore plus haut qu’hurler) :

« PUTAIN YA DES MARMOTTES!!! STOOOOOP!!! »

Nous.

Et nous sommes partis à la chasse à la marmotte.
Armés de nos 300mm, nous les scrutons et nous les immortalisons en futurs trophées numériques.
Jamais je ne les ai vues d’aussi près (sauf quand elles passent sous les roues du Versys ou de la GTR), c’est un spectacle véritablement féérique.

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On les comptait par dizaines. Avec leur papier d’alu dans le chocolat.

On repasse devant le Fort Queyras après une pause bien méritée (donc pour nous, rapide coup de flotte et geekerie sur GSM) pour se diriger vers les Gorges du Guil puis Guillestre.

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Pris au feu, en mode speed. Cadré nickel, je m’aime :p

Et qui dit Guillestre, dit le fameux Col de Vars, théâtre d’une mémorable arsouille avec mon paternel en 2010. Vars est en terme de technicité un de mes favoris, et je décide de lâcher la cavalerie.

On se pose dans le village pour faire une dédicace à une amie (coucou Célou!) puis le dernier panneau de col du jour est devant nous. La Vallée de l’Ubaye nous ouvre ses bras et c’est de nouveau des claques visuelles avec ces jeux de lumières.

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Ce qu’on appelle une Mifle. Une gifle avec une montagne.

Nous ne sommes plus très loin de notre étape vers Barcelonnette. Les derniers kilomètres sont très roulants avec une route refaite à neuf, et nous passons devant le panneau de la route de la Bonette.

Kyaaaaaaaa \o/ mais c’est pour le programme de demain ça.

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Et ceci est déjà validé par Marine.

Le Sauze. Y sont (comme on dit à Lyon) sympas ici, l’hôtel dans lequel nous descendons est celui que j’avais pris il y a 4 ans lors d’un trip alpin en solo.

Et force est de constater que la vue est toujours aussi chouette depuis les chambres de l’hôtel L’Equipe.

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De quoi faire la une d’un journal, c’est sportif.

Le soir, c’est comme d’hab.
Douche, apéro, miam et fin de la représentation des deux clowns.
Les bestioles dorment dans le garage de l’hôtel, au chaud… Zzzzz.

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Comme d’hab, c’est fin léger.

Une seconde journée dans les Alpes qui restera marquée par une météo plutôt difficile, mais nous avons gravis trois cols à plus de 2,600m. Le D+ chiffre.

Et demain… demain… ahhhhhhh 😀
Demain, ça va être un vrai gavage de sales.
Nous allons arriver à notre fin, mais vous liez tout ça dans le prochain article!

Prochain arrêt : Menton, dans les Alpes-Maritimes, est à venir!

 

4 réflexions sur “ES2 : Bellentre – Le Sauze

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