ES10 : Romeyer – Pont-d’Ain

11 mai 2018 : Romeyer – Pont-d’Ain
402km
« Le soleil vient de se lever. »

Capture

Bonjour cher visiteur venu de la planète Internet!

Disclamer.

Alors, je te préviens de suite, il n’y aura aucune photo dans cet article car je me suis fait voler mon disque dur où étaient rangées toutes mes photos.
Je tiens sincèrement à te remercier, toi, connard ou connasse, qui a eu le grand courage de commettre ce vol.
Sache que si je te retrouve, je te bute.
Car tu as volé non seulement un disque dur (et encore, le matériel, je m’en cague, le machin avait presque 10 ans), mais tu as surtout volé et détruit des souvenirs, des photos précieuses (de mon reflex, de ma GoPro et de mon GSM) et aussi ce qui alimente mon honnête tâche.
Pas comme la tienne.

J’ai d’autant plus les boules car c’est la seule journée de l’Expé où ça a été grand soleil…

Bref, sur ces bonnes paroles, fais bosser ton imagination.

Le réveil est cette fois encore plus tardif que la veille. 7h00.
Putain, je vieillis. Et clairement ces vacances n’en auront pas été au final XD

Joyce et moi, on est carbonisés. Et il reste encore une grosse journée devant nous, mais pour chacun ensuite, ce sera maison.

Bon, il faut dire que, vu ce que je t’ai raconté la veille, et nous n’avons pas été pris en traîtres, c’est chelou ce coin… Entre les voix qui doivent être les mêmes que Jeanne d’Arc ou Bernadette Soubirous ont dû entendre, plus les canalisations qui chantent, plus les chats… on ne peut pas dire que la nuit fut reposante.

C’est la der des ders! On se prépare rapidement pour décoller dès que possible et achever ce grand tour. Et surtout, comme dit il y a quelques lignes, Sonne schiint!

Le petit-déjeuner préparé par notre hôte rattrape l’effet couci-couça de l’endroit. On échange longuement avec le proprio, notamment sur l’éducation. Je laisse madame l’insti… mademoiselle l’institutrice mener la conversation pendant que je dors dans mon thé.

Au final, parce qu’une Joyce parle beaucoup :p, on décolle à 9h. On s’amuse encore à descendre les motos et nous ne sommes pas mécontents de quitter Romeyer et ses graviers (rime semi-riche).

Il fait plutôt frais, mais ça reste acceptable. On tire plein ouest pour grimper le premier col de la journée : le Col de Menée.
Et, histoire de s’échauffer ou de se réchauffer, le col est grimpé à bonne allure et nous quittons à ce moment-là, la Drôme. Nous revenons dans le département de l’Isère. C’est le dernier département de l’Expé avant la maison snif.

La première fois que j’avais grimpé Menée, je n’en menais pas large vu le brouillard et la pluie auquel j’avais eu droit…

Le tunnel passé à coups de rupteur, on attaque la descente avec ces falaises à flanc de route… qui s’avéreront fatale à une moto, sûrement une Harley, au sol. Le Zafira aussi a mal. Mais tout avait l’air d’aller bien pour le pilote et le groupe. La conduite en montagne, ça s’apprend…

Mais quels paysages encore pour rejoindre désormais la D1075. Le Mont Aiguille nous toise pendant une bonne partie de la descente sur Chichilianne, l’une des 7 Merveilles du Vercors.

On prend la seconde à droite (et non la première, sinon on file dans un hameau) et la D1075 s’offre à nous. J’avoue, c’est une de mes routes préférées avec ces longues courbes, ses viaducs ferroviaires au loin et ce revêtement propice à l’arsouille. A terme, cette route amène jusqu’au Col de la Croix-Haute puis, encore plus à terme (donc au bout de 9 mois),  à Sisteron. Enfin… quand on ne tombe pas sur des camping-cars qui crachent autant qu’un fumeur de Gitanes Maïs.

Direction Mens ensuite via le Col de Saint-Sébastien (hello le Seb!) puis Corps via la D66. Dans nos Scala, je ne compte plus le nombre de fois où l’on s’est exprimés (murmuré pour Joyce) « Putain, ce que c’est beau! »

La route nous amène après au Barrage et Lac du Sautet et là, nous reprendrons encore en choeur la phrase beuglée précédemment (c’est d’ailleurs la seule photo que j’ai trouvée qui est en couverture).

A Corps, nous ne baissons pas les bras et relevons la tête car la N85 est devant nous. La fameuse Route Napoléon va nous gâter en terme de virolos et de paysages encore sur le Trièves jusqu’aux encablures de La Mûre.

Avant ça, nous faisons un crochet par le Pont de Ponsonnas, haut lieu du Benji. Enfin, ça a déjà été tendu car nous devons jongler avec ces putains de cyclistes qui se mettent en plein milieu de la route… Nous pestons sec.
La vue au-dessus du pont et du Drac est aussi tendue qu’un… élastique de pr0nstar, vous avez 160m sous vous. Ni Joyce, ni moi ne prenons le risque de regarder trop bas…

De retour sur la N85 et La Mûre puis nous prenons la direction de l’Alpe du Grand Serre. En espérant que les routes ne serrent pas trop, nous prenons la D114 pour rejoindre le Col de… La Morte.
Sont sympas les noms ici, ce n’est pas très engagent…

Et là aussi, ça va être une orgie de vues dégueulasses, de ciel bleu, de paysages immondes, de routes inintéressantes au possible, de petits villages moches sans caractères jusqu’au sommet.
Arrivés ici, on se fait alpaguer par des cyclistes pour des photos. Echange de bons procédés donc et… dont je ne saurai vous faire profiter…

Rien à dire sur la descente sur Séchilienne puis nous attaquons ce qui va être… ouais… le clou du spectacle. Avant ça, Joyce prend en photo les restes d’une école séparée filles-garçons.

Revenons à la route.
Vous connaissez ma proportion à prendre des routes à la con, pas larges et totalement pourries?
Je vous conseille donc, si vous êtes amoureux de ce genre de tracé, de prendre la route qui mène au Col Luitel.
En fait, je n’avais pas envie de redescendre sur Vizille puis direction Saint-Martin-d’Uriage, j’avais envie de tirer direct. Bien m’en a pris.

Ou pas. Dans le genre route pourrie avec des incongruités (genre un passage clouté au sommet du col!), on a touché le gros lot. A des endroits, il restait allez… 50cm de bitume! On n’en menait pas large, si je puis dire.

Et là, la délivrance. La Montée de Chamrousse. C’est gaz. En grand. Et tu ne discutes pas, jusqu’à Chamrousse 1750. Va-t-on avoir du brouillard avec ce que l’on voit au loin?

Ben finalement, même pas, on n’arrive même pas à trouver d’endroits potables pour photographier la mer de nuages qui s’abat sur le bassin grenoblois. On a beau faire deux fois le Col de Chamrousse, nib.

*déception*

La descente sur Uriage sera sur le même rythme que la montée depuis Luitel. On se met en quête du magasin de cosmétiques que Joyce veut trouver, échec là aussi.
Qui a dit qu’on allait faire une réussite? Amenez le paquet de 54 cartes…

Gruiiiiiiiiiik, il est 15h00 et le ventre sonne creux.
Quoi de mieux que d’aller… au Subway de Saint-Martin-d’Hères?
Et là aussi, nous sommes les seuls clients. Normal à cette heure. Sur l’Avenue Gabriel Péri, c’est le défilé des kékés. Nous, on s’est mis à l’ombre, à la clim, pour refroidir et bien déconner avec les gérants. Le système de froid est en rade dans le restaurant, Joyce découvre la fontaine tactile pour les boissons en essayant d’appuyer comme une sourde… je crois qu’on avait tous besoin de décompresser.

Et c’est à ce moment que nos chemins se séparent avec Joyce. Elle enquille l’autoroute jusqu’à Moûtiers et moi je continue en prolongeant en Chartreuse.
Merci encore ma blonde pour tous ces moments, ces fous rires, ces engueulades et ces kilomètres partagés!

Les Balcons de la Chartreuse s’ouvrent à Leslie et moi via la D30. On repasse devant la maison où a eu lieu notre première rencontre. 3 ans déjà! Je pensais avoir mis ma caméra, mais finalement, je ne l’ai pas mise… #boulet

Je rate l’intersection pour le Col de Marcieu et me retrouve dans un chemin à chèvres.
Avec des épingles.
En montée.
A droite.
Serrées.

Malheur malheur.

On serre tout ce qu’on peut serrer et… ça paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaasse ❤

La vue sur Belledonne enneigée est toujours aussi chouette, c’est le moment de faire des photos.
Que personne n’aura au final…

Snif.

On continue jusqu’à Chapareillan puis on prend la route qui mène au Mont Granier. Tiens, je ramarre un collègue en moto, je le dépasse et… ben arsouille time jusqu’au Col!
Arnaud avec son Bandit 650 A2 suit bien! Oh ben on continue d’hausser le ton!

On papote au sommet du Col du Granier et me propose de rester boire un coup. Vu l’heure, je décline car je ne voudrais pas trop faire attendre le padre. Et, j’avoue, je suis totalement carbonisé. Il ne reste plus que 100km.

La D912, l’autoroute intéressante de la Chartreuse, est devant nous puis les splendides Gorges du Guiers Vif. Le rythme est vraiment soutenu, j’ai hâte d’en terminer et de parachever la partie montagne sur une bonne note. Enfin, les Gorges de Chailles sont une sorte de dessert avant de reprendre des routes bien plus ternes…

Aux Abrets, c’est le début de la punition. La D1075, dans ce sens, c’est une plaie. C’est ce qui va m’amener jusqu’à Pont-d’Ain. 80km d’un ennui terrible, atténué par la musique dans le Scala et tous les souvenirs de ces 12 jours d’enfer.

Je refais un splash d’essence à Morestel, il reste encore 55km. La vue du panneau indiquant Bourg-en-Bresse me fait avoir un pincement au coeur.

18h30, je passe le panneau « Pont-d’Ain » et file chez mon père récupérer mes clefs. Je reste une heure à papoter puis étant totalement détruit, je fais les 700 mètres me séparant de mon chez moi à petit rythme.

A 19h40, Leslie s’endort. Je lève ma visière et ai un sourire dans le casque.
Encore une belle Expé qui se termine. Malgré la météo chiante et les soucis de pneus, ça a été une Expé du tonnerre. Tellement de gens rencontrés, tellement de kilomètres partagés, de photos prises, de sourires, de mots en français, anglais, espagnol … des tonnes de souvenirs.

Merci à vous tous les participants et vous tous mes lecteurs.

A la prochaine.

4 réflexions sur “ES10 : Romeyer – Pont-d’Ain

  1. Cléa Cassia dit :

    Encore une bonne chose de faite !
    J’espère que tu garderas malgré tout un bon souvenir de tout ça même si les photos ont disparu.

    Et j’imagine que tu le feras, mais à l’avenir active le mode parano : multiples sauvegardes sur multiples supports et pas tous au même endroit ~~ moi je le fais parce que c’est la technologie qui me lâche la plupart du temps, mais en cas de vol ça peut être utile aussi…

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    • Papy dit :

      Je garde un excellent souvenir de ce voyage, comme tous les autres. Juste ce côté frustrant de ne pas avoir toutes les photos, mais bon…

      Là, je suis en train de remonter dans Flickr toutes mes photos depuis ma naissance. Tu as 1To de stockage gratuit pour les photos. Avec près de 300Go, je suis encore bien large pour des années :p

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  2. Certon Alain dit :

    Un trip qui se termine c’est toujours un peu triste bien sûr, mais je suis sûr que vous pensez déjà au suivant. J’ai hâte de connaître la future destination vu que, en lisant votre blog, c’est un peu comme si je voyageais derrière vous.

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    • Papy dit :

      Hello!

      Merci pour ton message!
      Effectivement, déjà il y a la RGA en septembre avec une pote qui se profile.

      Puis pour les deux années à venir, deux beaux projets. Mais pour l’instant, ça reste à l’idée d’ébauche.

      Content de savoir que les gens voyagent par procuration et que ça incite d’autres à faire de même !

      Aimé par 1 personne

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