Les trones du Papy

Bonjour cher visiteur venu de la planète Internet!

Il était une fois… un Homme et ses montures (les motos, pas les lunettes qui forgent ma légende, telles celles de Jaruzelski) qui ont parcouru des monts et quelques démons de minuit. Ils m’entraînent au bout de la nuit.

Afin de mieux découvrir l’univers du Papy, rien de tel qu’un bonne rétrospective des tromblons qui m’ont accompagné/supporté/idiotisé depuis que j’ai le Saint-Graal.

« Les tromblons t’emmerdent! » crient-ils depuis notre satellite. A l’unisson.

Ahem.

On va dire que ce sont plus eux qui m’ont supporté, mais passons.
Parce que voilà, votre serviteur est loin d’être une référence de sveltesse…

08736a_a021bf7f787c4639b32a818346848fc5mv2CMB… Cléa, c’est cadeau.

Sans plus attendre,

Mon historique moto!

Tromblon 1 aka Ludi I : ’04 Suzuki GS500F

Début : janvier 2008
Fin : mai 2008
Kilométrage parcouru avec : 3,500km

Retour en 2008 voulez-vous?
Et si vous ne voulez pas, c’est pareil.

J’ai mon permis depuis Juillet 2007.
Janvier 2008, alors en pleines études, je décide de casser ma tirelire et mon ancienne Seat Ibiza (vive le CT…) pour m’offrir une Suzuki GS500F. Elle avait 4,500km.

48 malheureux poneys (et oui, à l’époque, on n’avait pas le A2 à 21 ans!), des suspensions en chewing-gum mais une sobriété exceptionnelle. Je pouvais faire 450km avec un plein!

J’ai bien appris avec cette moto.

A faire des wheelings involontaires (ahem).
A jouer du starter (combien aujourd’hui savent ce que c’est???).
A passer en réserve manuellement (en pleine route, forcément…).
A me servir d’une assurance rapatriement suite à une panne.

Ben oui, déjà il y a 10 ans sévissaient les #MarrelFacts. Sophie s’en souvient encore de ce weekend bien foireux dans le sud de la France.
On n’a même pas fait la moitié du roadtrip! Quel début en fanfare dans le monde du voyage moto!
Ça a été une des raisons pour laquelle je m’en suis séparée. Il y a eu tellement de soucis électriques (la moto ne chargeait jamais!!!) avec que Suzuki France me l’a reprise pour expertise… au même prix que je l’avais achetée.

Pour remplacer ceci, laissons place à…

roulement-tambour

Tromblon 2 aka Ludi II : ’04 Suzuki Bandit 600 N

Début : juin 2008
Fin : août 2008
Kilométrage parcouru avec : 2,500km

C’était LA moto de mes rêves quand j’étais gamin. Mon padre avait eu deux Bandit au début des années 2000, mais en 1200. Des monstres de couple à l’époque.

J’ai craqué pour celle-ci suite aux déboires de la précédente. Gris métal, un petit passage de roue, j’étais aux anges!

Mais j’ai vite déchanté (vaut mieux vu mon timbre de voix).
Elle était lourde, plutôt On-Off, un freinage et une suspension vraiment aléatoire et quelques frayeurs m’ont fait prendre du plomb dans la tête.
Et surtout, c’est le cruel manque de protection qui m’a vraiment chagriné par rapport à la précédente.

Je ne peux pas trop en parler car je l’ai gardée bien trop peu de temps.
Je l’ai revendue à un camarade d’école d’ingénieur car j’avais trouvé un emploi en Région Parisienne (putain…).

Le truc positif, ça a été la découverte des Alpes et ça allait être mon endroit favori de roulage pour les prochaines années.
En attendant, il fallait ronger mon frein (bien meilleur que celui des deux bécanes précédentes cumulées), avant de pouvoir avoir de nouveau quelque chose entre les jambes.

Oui, j’ai fait exprès.

interlude2

Tromblon 3 aka Ludi III : ’99 Kawasaki ZR7-N

Début : janvier 2009
Fin : mars 2009
Kilométrage parcouru avec : 3,000km

Là aussi, on ne va pas s’éterniser sur cette moto car vu le temps gardé… voilà quoi. La plaque à elle seule peut résumer cette aventure.

2009_0026.JPGFaut le faire…

Ben oui, cette fois-ci, dans le long historique des #MarrelFacts, une bûche sur une plaque de verglas (lors d’une grève des transports, je n’avais pas eu d’autre choix que de prendre la moto) et surtout fin mars… le piston qui passe au-travers du moteur.
Et Peter, pan.
Fort heureusement, la moto était sous garantie et finalement, j’ai été remboursé.

Cependant, je garde un beau souvenir de cette bécane pour une balade du côté de la Suisse Normande, de Deauville et être allé jusqu’au Pont de Normandie.

Une autonomie de malade, elle était relativement facile à emmener malgré le guidon street et un son de folie avec le Scorpion.
Mais toutes les améliorations modifications manouchages apportés par les précédents proprios ont eu raison du moteur.

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Tromblon 4 aka Ludi IV : ’99 Suzuki SV650S

Début : avril 2009
Fin : septembre 2009
Kilométrage parcouru avec : 15,000km

Je voulais m’essayer à la (semi-)sportive. Vu le budget réduit, je n’avais pas beaucoup de choix.
L’occasion faisant le lar(d)on, je dégote une superbe SV650S.
Jaune.
Poussin.
Pas discrète.

Une belle expérience qui m’a permis de comprendre que finalement, ce n’est pas le sport qui m’intéresse, mais plus le voyage.
J’ai adoré cette moto car le moteur est super sympathique et ultra joueuse!
Par contre, pour un 650, elle buvait bien trop. 6L mini au 100km, même bien réglée et en roulant pépère, c’était une autonomie de merde.

Le truc qui m’a fait décider de stopper avec cette moto, ça a été le retour de vacances d’été (mes premières!) en me faisant 600km d’autoroute avec.
Je suis resté deux jours alité à cause d’un mal de dos sans nom.

C’est d’ailleurs avec elle que j’ai commencé à faire la Route des Grandes Alpes et ai pu rouler avec mon meilleur pote.

Bon désormais, à 23 ans, je me dis que je me fais vieux et qu’il va falloir trouver une moto « confort »….

papy-lhomme-la-legende-t-shirt-premium-hommeTout vient de là…

Tromblon 5 aka Lu… LorieBle : ’08 Kawasaki Versys 650

Début : septembre 2009
Fin : juillet 2012
Kilométrage parcouru avec : 71,500km

Confort mais horrible. Sans doute une des plus laides motos de la production.
D’où son surnom. On change aussi les surnoms pour conjurer le sort.
La Versys n’est pas l’achat du style, mais vraiment de la polyvalence et de l’efficacité.
Encore aujourd’hui, je m’en mords les doigts de l’avoir vendue. Je pense que je l’aurais encore aujourd’hui.

Indestructible (même son kit chaîne l’est, à tel point d’y aller à la barre à mines), polyvalente, économe, capable de off-road, d’être chargée comme un mulet, d’emporter des passagers dans un bon confort, et surtout re-dou-ta-ble dans les cols.

Quand je suis revenu dans la région Rhône-Alpes fin 2010 après mon exil parisien, j’ai vraiment découvert ce qu’était la moto. Et qui était cette moto.
Un véritable couteau… bon oui, suisse.

Pas pour rien que quelques amis ne veulent pas s’en séparer, dont certains avec des kilométrages à 6 chiffres.

Là aussi, de beaux roadtrips quand j’étais en RP à destination du Nord et de la Normandie, puis l’Ardèche, Les Alpesla Corse, des K-Days et surtout plein de belles rencontres.

Mais quand on commence à goûter au voyage, on a besoin de plus gros, d’encore plus capable à avaler du kilomètre. Pour aller plus loin, plus profondément, plus intens…

f3763C’est le cas de le dire…

Tromblon 6 aka Lara : ’12 Triumph Tiger Explorer

Début : septembre 2012
Fin : juin 2015
Kilométrage parcouru avec : 66,000km

C’est ma première moto achetée neuve. Oui, j’ai cassé le cochon pour le coup.
Mais c’est, dans la liste, le vilain petit canard.
Avec son bec de l’animal sus-nommé.

Pourquoi ça?
Tous les deux mois, j’étais au garage…
Que des emmerdes : culasse à deux reprises, trois fois la boîte de vitesse à changer, capteur de pression des pneus coupé net, alternateur, béquille centrale à deux reprises… et j’en passe.
Cependant, je dois encore remercier Triumph France d’avoir assuré en terme de SAV. A tel point qu’ils m’avaient offert une année de garantie supplémentaire à titre de dédommagement.

Quand elle fonctionnait, purée, c’était jouissif! Bamako dans le calecif!
C’était ma première moto en full power (bon, à l’époque, chut hein, c’était pas légal), et quel couple en bas, quelle santé, quel moteur, quelle largeur… quel son et quel freinage !
Même la ville allemande du même nom n’a pas autant de fois de mention de ce mot…

C’est cette moto qui m’a incité à repousser les frontières françaises, notamment lors de l’Expé Chrüterchraft, mais aussi plus simplement au cours de la très humide Expé Alsace-Vosges. Les Pyrénées ont été découverts avec elle aussi lors de l’Expé Demi-Tour de France.

Mais toutes ces emmerdes ont eu raison de cette moto. A la dernière casse de boîte couplée à l’alternateur, on a dit « basta! ». Je la ven… je m’en débarrasse, ça m’a limite dégoûté de la moto.

Ouais.

Carrément.

A tel point que je me donnais 6 mois de break.

hahaha-why-you-lie-to-me

Tromblon 7 aka Leslie : ’10 Kawasaki 1400 GTR

Début : juillet 2015 (ça fait vachement 6 mois de break)
Fin : avril 2020
Kilométrage parcouru avec : 108,000km

Vous y avez cru hein? Je crois que dès le lendemain, j’écumais leboncoin pour trouver un nouveau tromblon.
Préparez les bâtons, la discipline et tout autre outil autorisé dans une soirée BDSM-snuff.
Je cherchais une GS Adventure au départ.

hk9wj

Puis j’ai eu un élan de génie.
Pour partir en Norvège (élan, Norvège, notez au fond), il me fallait un truc fiable.
Donc, repartir sur du japonais.

Après avoir vu une K1300GT désastreuse, et pesé le pour et le contre avec un ZZR, je suis tombé sur l’annonce de Leslie. Déjà en full, bien entretenue et bien équipée, je vais la voir sur Grenoble et l’histoire était lancée.

Depuis, vous connaissez bien l’histoire de cette bécane, remplie de stickers, qui a traversé plus de 40 pays en Europe et en Afrique.
Elle est horriblement lourde, encore plus quand elle est chargée, pas maniable dans les petites routes, s’est fait shooter deux fois, a glissé sur de la glace, mais elle est terriblement attachiante.

Oui, il y a un i en trop.

C’est une pure japonaise. Elle ne coûte pas tant que ça pour une GT en entretien, ultra-fiable (certains modèles aux USA ont plus de 110,000 miles, soit 180,000km, au compteur), un freinage à l’avant démoniaque, très précise en terme de châssis moyennant quelques améliorations…

Fiable… OK, j’ai joué de malchance encore une fois. Zieutez le lien sur la Norvège, vous comprendrez… #MarrelFacts

La prochaine moto ne sera pas une substitution, mais un complément.
Ouais, c’est comme lors d’un régime.

J’ai déjà des idées, mais, plus tard…

a88Pas encore, pas encore…

Au final, pas de complément mais bien de remplacement.

Ça se finit en eau de boudin avec un face à face avec un vieux en Audi A3 à… 150m de la maison.
Après avoir écumé 42 (!) pays, Leslie finit sa vie en face d’un Crédit Agricole… VDM. Une fin pas digne d’une tragédie (la vraie, pas le groupe) racinienne.

Phèdre chier alors…

Tromblon 8 aka L…? : ’17 KTM Super Adventure T

Début : ??? 2020 (quand ce putain de confinement se terminera)
Fin : faut-il déjà qu’il y ait un début…
Kilométrage parcouru avec : nib, pod’bal, que tchi

Détails à venir si tu es aussi sage que le moteur autrichien.

 

Vous noterez que je baptise chacune de mes motos avec un nom en L.
Chacune me donne des ailes dès que je suis dessus.

To be continued…

collage

7 réflexions sur “Les trones du Papy

  1. Cléa Cassia dit :

    Ferme et fondante TB ?? C’est pas un peu contradictoire ça ? ^^

    Sinon sympa l’historique, changer de moto tous les 3 mois faut être motivé 😁

    L’histoire ne raconte pas combien de litres d’eau chacune a épongé ^^

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  2. zed14 dit :

    That’s a nice assortment of bikes and you’re clearly not shy about getting out and doing some serious miles which is great to see. I have a few friends with GTR’s. One of them only replaced the cam chains at 310,000km. They are certainly a big bike capable of covering the big miles with ease and in the right hands can still be hustled along on tighter roads – but these tight roads aren’t it’s natural territory.

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    • Papy dit :

      Thanks again!

      I have been told about this « mighty » Aussie GTR with such an high mileage. And it’s a kind of a focus point for lots of owners. I thought about making it change at the next service this winter, my mechanic will have a look on it if it is worth of not. I’m close to the 100,000km mark (reached in July normally). But a valve clearance will be necessary too 😉

      On tight roads, indeed, it’s an hassle. You’ve to be careful as hell on what you’re doing with. The more you ride, the more experience you get about the how-to-ride this uncommon (at least in France) bike.

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