ES5 : Pompéi (I) – Brindisi (I)

17 juillet 2017 : Pompéi (I) – Brindisi (I)
515km
« Côte Ouest et Dallas »

RB 17-07-2017

Bonjour cher visiteur venu de la planète Internet!

Dans la série #MarrelFacts (allez, ainsi, on en est débarrassé pour l’article), je pense qu’en Italie, j’ai eu droit à un Grand Chelem.
Qu’est-ce que Chelem ce pays et ces incendies…
Ben oui. Après celui de la veille au pied du Vésuve, v’la t’y pas qu’il y en a un sur ma route? Et qui me coupe le RB en plein?

Bref, Javel impression que tout se ligue (des champions) contre moi, qu’on se foot de moi. Normal de parler baballe au pays de Diego, libre dans sa tête.
5h00, je suis debout. Il fait trop chaud, non pas pour travailler. La nuit est courte (PCMB) de nouveau.
Le petit-déjeuner est avalé et est au top. Si vous séjournez dans la région, le vous recommande chaudement le B&B Eléna.

Je pars de Pompéi et ce n’est pas encore trop le bazar. Je prends la route pour aller chez Kia pour voir Sorrento. Plus je m’approche de ladite cité, et plus c’est le bordel. La SS145 tourne dans tous les sens, a des tunnels étouffants, mais n’offre aucune possibilité de dépassement. Enfin, les scooters locaux s’en caguent, mais avec mon Panzer de 330kg…

Mais ainsi, on profite encore des superbes vues sur la baie de Naples et des falaises.

Puis je renquille la SS163 pour la véritable côte Amalfitaine. Vu que la route est bloquée, je vais au plus loin que je puisse pour profiter. Et là, c’est juste la gifle aller car j’ai personne sur mon chemin dans ce sens. La gifle retour, ce sont ces villages, notamment Positano, perchés sur ces falaises et t’offrant de vraies cartes postales IRL.

Putain, ça ne veut rien dire ce que je viens de dire, mais vous m’avez compris.
Vous n’avez pas le choix (dans la date) de toute façon.

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Vous en voulez encore plus? J’ai tenté une vidéo, mais malheureusement, le cadrage est à chier. Je ne vous y mets pas et imaginez.

Je peux aller ainsi jusqu’à Conca dei Marini. La route ensuite est fermée sur 1km avant d’arriver à Amalfi.
Je tombe en réserve à cette instant. Chic! Une station!
C’est la seule station du coin à 50km à la ronde.
L’essence est à 1,88€/L.

quenelle-a-base-de-volaille-40-g-0033646-0-passionfroid-grossiste-alimentaire-504-120216Ah puis au moins de 200…

Record d’Honningsvåg battu!

Mais la SS163 est loin d’être idyllique. En effet, tout comme sa conne soeur SS145, elle n’est pas large (CMC). Mais vraiment pas large.
La preuve, en image.

DCIM102DRIFTDes fois, ce sont deux bus qui doivent se croiser…

Sans oublier les mous de chez mous qui se traînent la quenelle (bien plus molle que celle que j’ai prise à la pompe), c’est vraiment punitif. Les paysages sont vraiment tops, je dois l’avouer, mais c’est très éprouvant. Pour dire, en 4h30 de route, j’aurai parcouru même pas 125km!

Cependant, je m’amuse avec des gones en 500 décapotable à faire winner Leslie dans les tunnels et à photobomber leurs selfies :p On en rigole tous!

La route me ramène à hauteur de Sorrento via ces magnifiques paysages encore

_IMG2956Dégueulasse, hein?

Et finalement pour rejoindre Amalfi, je dois emprunter la SS366, qui coupe en fait la presqu’île de Sorrento.
La montée est plutôt sympathique mais manque de cachet car peu de choses à voir. La seule chose intéressante à voir, c’est dans son rétro avec le Vésuve et la baie en toile de fond.
La descente par contre mes enfants… c’est là où les images de roues de la côte Amalfi nous reviennent, avec ces rues abruptes et raides (CMB), entourées de maisons blanches. La descente est vraiment magique et je m’en prends plein les yeux tellement c’est chouette. Des clients ont même fini aveugles…

Avec, bien entendu, des épingles comme je les aime!

DCIM103DRIFTEt serrées CT… skvouvoulé

Arrivé à Amalfi en m’étant bouffé un sens interdit, j’en profite pour me boire une grosse rasade de flotte. Il y a beaucoup de monde, il fait déjà 35°C, on ne tarde pas trop.

Je continue ma route jusqu’à Vietri sul Mare et c’est de plus en plus dur. Du monde, des bus, des camions… ça croise mal, purée, il est temps que ça se termine. Déjà le détour (mais qui m’arrange, car j’ai hésité entre la SS163 et la SS366, finalement, j’ai fait les deux :p ) a été pénible, l’arrivée sur Salerne l’est tout autant. Les rares moments où il n’y a personne, je mets du gros gaz!
Cependant, les freins fatiguent, l’organisme aussi et tu ne peux pas t’arrêter. Je crève de soif de nouveau.

DCIM103DRIFTBanzaï!

A Salerne, enfin l’autoroute A3… que je prends dans le mauvais sens tellement je suis désorienté.

DCIM103DRIFTDemi-tour… non pas sur l’autoroute!

Putain, ça me gonfle là. Une fois dans le bon sens, j’envoie du gros jusqu’à faire une pause dans un relais routier pour m’envoyer une pizza et des frites, 2L de flotte et près de 18L d’essence pour Leslie. Vous pensez bien que je n’ai pas fait le plein complet à Conca dei Marini!

_IMG2963Cher Dr. Schodts, ne regardez pas cette photo, merci!

Premier coup dur de l’Expé là. Chaleur, circulation, soif, là, c’est chaud, cacao. C’est la première pause d’une heure que je m’octroie sur la route. Je n’en peux plus. Je parle peu de ces moments, mais il le faut. Je commence à me dire que le Cap Nord l’an dernier, c’était de la pisse de chat.
J’en profite pour faire des vidéos pour Instagram et blablater avec des potes.
Après ça, il me reste encore plus de 320km pour rejoindre Brindisi! J’espère que ça va mieux rouler…

Et ce sera le cas. Entre Salerne jusqu’à Matera via Potenza (merci Bridgestone), je prends l’A2 puis la SS7 qui est en 2×2 voies et longe le Parco Regionale di Gallipoli Cognato – Piccole Dolomiti Lucane. Je me croyais dans mon Bugey avec ces viaducs enjambant les vallées. Le tout est agrémenté de touches d’Espagne avec ces couleurs jaunes, témoignant de la terrible sécheresse que subit le sud de l’Italie.

DCIM103DRIFTSans oublier les bestioles et les feux que l’on traverse…

Puis je tire au plus vite sur Brindisi car je commence à en avoir marre.  La SS7 est en pleine requalification autoroutière, un peu comme la… S7 en Pologne l’an passé! Quelle ironie!

Arrivé dans les Pouilles, je bypasse Tarente, son port et ses usines pétrochimiques pour presser le pas (et vu la sueur, mes chaussettes en regorgent) vers le port de Brindisi via l’E90.

_IMG2978A vous de deviner où je vais 😀

J’arrive au port et on me dirige vers le check-in pour avoir les billets de bateau.

_IMG2980

Hop, après m’être fait bien envoyé sur les roses par un des guichetiers avec entre autres insultes sur les français, je trouve le bon bureau avec l’aide des douaniers et ai enfin le sésame. En parlant de ça, j’ai faim.

Direction la Coop locale pour refaire le plein de Leslie (au moins, je serai peinard) et faire le plein du bonhomme.
Et j’ai une idée à la con.

_IMG2983Ben oui, pourquoi pas?

Je suis passé pour un ahuri équipé de la sorte. Le casque et la sacoche de réservoir dans le caddie et andiamo!
La clim dans le centre commercial et les ventilateurs au rayon électro ont été mes grands copains ^^
Au menu du soir, une spéciale dédicace au ZAurel et mes potes de Belgique : Pringles, Duvel Citra, Oreo, une salade, skif pour le petit-déjeuner demain matin et des fruits secs.

Mon pique-nique se fera au pied du Monumento al Marinaio d’Italia, en plein coucher de soleil et la vue sur la vieille ville de Brindisi.
Sans personne autour.
Qui a dit le pied?

Ce repos, j’en avais carrément besoin. Loin de l’agitation de la côte Amalfi, là, je suis dans mon élément. Et je repense à ces 5 premiers jours d’Expé en Italie.

On en est déjà à 2,200km d’Expé. Eh ouais ma gueule! La première partie se termine et je suis assez partagé.
Autant l’an dernier j’étais excité comme une puce à l’idée de chaque étape, cette année, je suis un peu plus sur la réserve. Est-ce le fait que ça roule moins bien, la chaleur, un côté moins… sauvage? Le côté très dense de l’Italie avec des villes, des villages et beaucoup (trop?) de monde? Je n’en sais rien. Pendant que je sirote ma Duvel, je repense à tout ça.

Les gens modulo quelques connards sont extrêmement sympathiques, la vie à l’Italienne est bien loin de ce à quoi j’aspire. Sans compter la saleté vraiment de nombreux coins; tags, ordures n’importe où, certaines odeurs, beurk.

Naples est de loin la ville la plus bordellique que j’ai eu à expérimenter. Brindisi est bien plus calme. Certes, c’est 10x moins peuplé, mais il en dégage une certaine quiétude.qui me rappelle le nord du pays.

Demain sera un autre chapitre qui va s’ouvrir. Et c’est un grand saut dans l’inconnu (immonde) qui m’y attend. J’avoue être un peu flippé.

Durant cette pause, j’écris mes mémoires dans mon carnet. Avant de rejoindre de nouveau le port, je me pose au bord de la mer.
Le vent dans les cheveux, le coucher de soleil sur l’Adriatique est juste splendide. Je fais quelques photos puis me pose à regarder notre astre rougeoyant se perdre dans les méandres turquoises de la mer.
Putain, elle tape fort la Duvel pour que j’écrive ça!

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Retour au port où on attend que le ferry n’arrive et qu’on puisse embarquer. Le ferry doit partir à 23h30 de Brindisi.
Donc on attend. Encore. Encore…

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Je palabre avec les allemands derrière moi, puis avec Philippe, un français expatrié à Hong-Kong dans le négoce de chaussures, qui se fait son tour du monde avec une bécane achetée en Afrique du Sud.

Clairement, je me demande où je suis tombé. D’abord, ce sont les piétons qui embarquent. Et quand je dis piétons, ce sont ceux qui sont dans les innombrables bus.
A la vue de la taille du barlu… Avec Philippe, on se demande comment tout ça va rentrer dedans. C’est impossible.

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Contrôle des papiers, ils se ruent, se carapatent vers le bateau et s’y installent… en mode anarchie totale, à celui qui aura la place en premier. Ambiance très Tiers-Monde en somme. Oh pétard, c’est quoi ce délire…

Je précise qu’il est déjà presque minuit… et rien n’a été embarqué encore en terme de bus, camions, bagnoles et … les 3 seules motos!

_IMG3042Je vous passe les odeurs de vieux mazout que l’on a reniflés pendant ce temps….

L’organisation du remplissage du ferry, c’est juste… comment dire… ultra bordellique. Un coup un bus, finalement non, c’est un autre bus qui doit rentrer… oh là là, on n’est pas couché. Enfin… couché, tout est relatif.
Quand j’avais embarqué au Danemark et en Estonie, en 1h de temps, l’affaire était pliée.

Finalement, on appelle les motos à 2h45 (!), on nous pousse comme du bétail et on manque de tomber; là, un des stewards Italien me dit en italien que « si tu ne sais pas manier une moto, tu n’as qu’à prendre une bagnole, sale français de merde. »
Calmement, je mets Leslie sur la béquille et… le coup de boule avec casque est parti. Dommage mon con, je comprends l’italien. Ça passait, c’était beau.

Je leur balance à la gueule mon billet en leur faisant bien comprendre que ce service est honteux et inadmissible. Je trouve une place dans cette anarchie la plus totale avec des gens qui dorment à même le sol, les gamins qui gueulent de partout. Et ça pue, et ça pue… A côté, un ferry pour la Corse, c’est que tchi.

3h15, je suis enfin dans mon siège. J’essaie de dormir au milieu de cette cohue. Mode écouteurs avec du Black Metal pour m’endormir, et je réfléchis.

Putain, tout à l’heure, j’ai 400km en Albanie, ça va être quoi???

Prochain arrêt : Ohrid en…. *respire* Ancienne République Yougoslave de Macédoine est à venir!

5 réflexions sur “ES5 : Pompéi (I) – Brindisi (I)

  1. Cléa Cassia dit :

    Eh bien, quelle violence ^^
    Il y a la haine des français dans l’Italie du sud ?
    Je me rappelle de tes story insta de cette première partie et effectivement ça avait l’air d’être dur par moments. Surtout avec la chaleur… C’est suis curieuse de voir comment tu as vécu le reste de l’expé pour le coup !

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    • Papy dit :

      C’est rare. Mais quand ils vont, ils y font franchement.
      Sauf que ça ne passe pas toujours ^^

      Ben disons qu’il y avait le facteur chaleur mais c’est surtout le monde qui m’a tué. Dans les autres pays, j’ai souffert mais moins car la circulation était plus clairsemée.

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    • Papy dit :

      La visière n’a rien senti, là est l’essentiel.
      Il n’y a pas eu de maltraitance de casque…

      C’est pénible, clairement.
      Tu es content de continuer dans des contrées moins densément peuplées ^^

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